Ce matin, j’ai tourné les
aiguilles de mon horloge. A 2heures, il était 3 heures ; pourquoi pas 4,5 ou 6
heures ? Pourquoi pas « Apocalypse moins 58 années galactiques » ?
Il y a…un certain temps,
j’avais, pareillement, tourné les aiguilles, mais dans l’autre sens . A
3heures, il était 2 heures et pourquoi pas « 23 années galactiques après la
Genèse » ?
J’adapte ma vie, ma course,
mon passage à ce cadrage institutionnel, économique, fabriqué, pendant que, de
façon immuable, brillent des étoiles, se lève le soleil, apparaissent les
bourgeons, se recycle l’infini.
Décalage entre la mesure de
ce temps, qui m’a fait et me défait, et ces cycles naturels, intemporels,
éternels ?ces cycles dont je fais, pourtant, partie.
Pourquoi n’aurais je pas
également, après ma fin, une renaissance selon Le Grand Cycle …et, peu importe
la durée de l’attente.
La question ne peut laisser
indifférent ; selon un temps linéaire ou un temps cyclique, circulaire, ou
même en spirale, la vision de la vie, de la mort, le sens donné à notre
présence seront différents.